Bientôt la nuit

janvier 17, 2017

Rencontre avec un étrange animal

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 5:40

Je crois qu’il est des rencontres qui restent gravées au fer rouge. Et je peux vous dire que celle que j’ai faite récemment en fait partie ! Le week-end dernier, j’ai en effet nagé au milieu des dauphins. Nager à leur côté s’est avéré bien plus incroyable que tout ce que j’avais imaginé. C’était à Nice, et en fait, ça s’est avéré si déroutant que c’est comme si j’avais rencontré un géant bleu d’Avatar en cueillant des champignons ! Voir des dauphins de près ressemble effectivement un peu à une rencontre du troisième type. Ce qui frappe tout d’abord, c’est que ce sont des créatures dotées d’intelligence, et non de simples poissons. Leurs échanges sont par exemple si complexes que personne n’est à ce jour parvenu à en expliquer le sens. Ce qui frappe juste ensuite, c’est le danger qui est bien présent. Les dauphins restent des animaux, qui plus est sauvages (donc imprévisibles), et qui plus est deux fois plus grands que nous ! Et belliqueux, par dessus le marché ! Leur peau le montre assez bien, du reste : elle est pleine de coupures provoquées par de nombreux combats entre dauphins ! Si vous souhaitez vivre cette aventure un jour, il faut comprendre que vous ne faites pas ce que vous voulez avec eux. J’ai lu sur internet des témoignages d’imbéciles qui râlaient parce qu’ils n’avaient pas côtoyé les dauphins comme ils l’auraient voulu : ces gens ont probablement pris les dauphins pour des chiens marins ! Alors oui, je n’ai pas pu toucher les dauphins au cours de cette plongée, et encore moins m’agripper à leur dorsale pour les suivre dans leurs jeux. C’est dommage, mais c’est aussi tant mieux. Car l’important, c’est que j’ai pu voir ces admirables bestiaux vivre en toute liberté. Et c’est un riche cadeau que celui-ci ! Nous sommes si acclimatés à notre société de consommation que nous avons dans l’idée que la nature est en quelque sorte à nous. Nous nous conduisons envers la nature comme des dictateurs. Mais comme toute dictature, il y a une erreur de base. Car en cherchant à trop apprivoiser la nature, nous lui retirons ce qui fait justement sa beauté : sa capacité à nous surprendre et à ne pas être une simple prolongation de nous, prévisible et ordonnée. Si vous admirez les dauphins, je vous invite en tout cas vraiment à tenter cette expérience. Je vous mets en lien le site par lequel je suis passé pour cette nage avec les dauphins.

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janvier 9, 2017

Reconnaissance vocale

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 2:14

Une équipe de Microsoft Research spécialisée en intelligence artificielle annonce avoir accompli une avancée majeure en matière de reconnaissance vocale, en concevant un système capable de transcrire une conversation aussi bien qu’un professionnel humain. Les futurs assistants virtuels, mais aussi les robots, comprendront beaucoup mieux ce que nous leur disons. « Nous sommes en train de passer d’un monde où les gens doivent comprendre les ordinateurs à un monde dans lequel les ordinateurs doivent nous comprendre », explique Harry Shum, patron du groupe Microsoft Artificial Intelligence and Research. Cette inflexion, dont nous commençons à percevoir les prémices à travers les assistants virtuels de nos smartphones et les enceintes connectées type Amazon Echo, est en train de s’accomplir en partie sous l’effet de deux technologies intrinsèquement liées : l’intelligence artificielle (IA) et la reconnaissance vocale. À ce propos, Microsoft affirme avoir réalisé une « performance historique » avec son système de reconnaissance vocale qui transcrit la parole conversationnelle aussi bien que des humains spécialisés dans cet exercice. Pour confirmer cette avancée, l’équipe d’Harry Shum a demandé à des transcripteurs professionnels de travailler à partir de la base de donnéesSwitchboard. Elle a été créée dans les années 1990 par le National Institute of Standards and Technology (NIST) afin de servir de maître-étalon aux travaux sur la reconnaissance vocale. Switchboard contient des échantillons de conversations téléphoniques en anglais, espagnol et chinois mandarin qui ont l’avantage de recréer des conditions réelles où les gens peuvent parfois marmonner, bafouiller, tousser, s’éclaircir la voix… Confronté à ce test, le logiciel de reconnaissance vocale de Microsoft a obtenu un taux d’erreur de 5,9 % qui selon le géant nord-américain est, d’une part, égal à celui que les transcripteurs humains ont atteint et, d’autre part, le taux le plus bas jamais enregistré sur Switchboard. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication sur arXiv. Cortana, l’assistant virtuel de Microsoft, sera évidemment l’un des principaux bénéficiaires des progrès accomplis par son système de reconnaissance vocale. © Ymgerman, Shutterstock Pour réaliser cette performance, l’équipe de Microsoft Research s’est appuyée sur un réseau neuronal d’apprentissage profond, à l’instar de Google qui a récemment fait de gros progrès en matière de traduction instantanée grâce à cette méthode. Du côté de Microsoft, l’une des clés de la réussite tient à l’optimisation du fonctionnement de l’infrastructure de son IA nommée Computational Network Toolkit (CNTK). Cette plateforme d’apprentissage profond, par ailleurs disponible en open source viaGitHub, peut exécuter ses algorithmes sur plusieurs ordinateurs équipés de processeurs graphiques dont la capacité à traiter des centaines de milliards d’opérations par seconde a joué un rôle déterminant dans l’avènement des réseaux neuronaux ces dernières années. L’une des forces de l’architecture multicouches du CNTK est qu’elle sait regrouper les mots qui ont une similarité afin de pouvoir généraliser plus efficacement. Par exemple, en anglais, les mots fast et quick veulent tous les deux dire « vite » ou « rapide ». L’intelligence artificielle de Microsoft est capable de rapprocher ces deux mots et pour le coup d’être nettement plus rapide dans son traitement. La firme nord-américaine prévoit d’exploiter cette technologie dans sa console de jeu vidéo Xbox, avec l’assistant virtuel Cortana qui est intégré à ses smartphones et ordinateurs Windows 10 ainsi que pour des logiciels de transcription vocale en texte. Malgré cette percée majeure, il ne s’agit que d’une étape. En effet, Microsoft Research explique que ses spécialistes vont désormais s’atteler à faire fonctionner leur système de reconnaissance vocale dans diverses conditions réelles, avec notamment un bruit de fond élevé (circulation automobile, brouhaha d’une fête…). Ils veulent également que leur IA soit en mesure de reconnaître différents types de voix en fonction de l’âge ou de l’accent mais aussi d’identifier chaque interlocuteur lorsque plusieurs personnes s’expriment en même temps.

Dégustations!

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 2:13

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novembre 23, 2016

En Albanie

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 9:22

Il y a des jours qui marquent les mémoires, et m’est avis que le monde se souviendra longtemps d’un certain 8 novembre de l’an de « grâce » 2016 : parce que, clairement, la démocratie en a pris un sacré coup. Je n’oublierai jamais les visages déconfits de mes compagnons de route au lendemain de cette élection si particulière. Quand Trump a remporté les suffrages, je faisais en effet un voyage de groupe à Tirana en Albanie. Du coup, le jour même, nous avons passé la soirée tous ensemble pour suivre les événements. La plupart des participants étaient sûrs que c’est Clinton qui allait gagner : ils pensaient l’élection du milliardaire trop extravagante. Mais de mon côté, je ne partageais pas du tout cette conviction. C’était à mon sens prendre ses désirs pour des réalités. Et c’était faire l’impasse sur la mentalité américaine. En fait, j’étais convaincu que la démocrate avait peu de chances de conquérir la Maison Blanche. Je voyais bien que les experts se voulaient rassurants : mais ils avaient beau donner la candidate gagnante, ça ne me faisait pas changer d’avis. Quand on y pense, ils n’avaient pas non plus su prévoir la façon dont le républicain allait s’imposer lors des primaires ! Et je crois que saisir pourquoi ils n’ont rien vu venir est essentiel. Il est important de comprendre ce qui s’est passé : une partie de l’électorat de Trump n’apparaissait pas du tout dans les sondages. Et pour cause : ces électeurs ne donnaient pas leurs véritables intentions de vote ! Ce sont ces gens totalement imprévisibles et en nombre inconnu qui, bien plus que les supporters « de base » de Trump, l’ont propulsé au sommet, à la tête de la plus grande puissance mondiale. Et je crois que la plupart de ces votants invisibles n’adorent pas nécessairement les idées fantasques du candidat. Sérieusement, un mur de 1600 km plus haut de 30 cm que la Muraille de Chine ? Mais peu leur importe, car ils ont en commun une chose essentielle : ils en ont assez de la mondialisation et des délocalisations, assez d’être laissés-pour-compte. Ils souhaitent du changement, et s’il y a bien un homme qui en propose un radical, c’est bien le milliardaire contestataire. Quant à deviner à quoi ressemblera notre monde d’ici quatre ans, alors là, c’est quasiment impossible. Les règles du jeu ont changé. En fait, depuis ces élections, on vit dans un monde où une pile ou face peut se finir avec une pièce qui se retrouve sur la tranche… Sinon, j’ai beaucoup apprécié ce voyage de groupe: la destination elle-même, évidemment, mais aussi les animations auxquelles nous avons eu droit tout au long du séjour. Si vous souhaitez découvrir ce pays et passer outre les a priori, suivez le lien pour l’organisateur de ce voyage en Albanie, ils sont excellents.

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novembre 18, 2016

Tchernobyl: 30 ans

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 2:06

L’Ukraine marque mardi le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pire accident nucléaire de l’Histoire, ayant fait, selon certaines estimations, des milliers de morts et contaminé jusqu’aux trois quarts de l’Europe. A cette occasion, le chef de l’Etat ukrainien Petro Porochenko et Suma Chakrabarti, président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), qui gère un fonds pour la sécurisation du site, vont se rendre à la centrale accidentée de Tchernobyl, à seulement une centaine de kilomètres au nord de Kiev. Ils vont y déposer des gerbes à la mémoire des victimes de la catastrophe et assister à la signature d’un accord sur l’octroi par la Berd de 40 millions d’euros pour la construction d’un dépôt pour le combustible nucléaire usé de Tchernobyl. Dans la nuit, des habitants avaient par ailleurs déposé, comme tous les ans, des fleurs et des bougies au pied du monument aux victimes de Tchernobyl à Slavoutitch, ville située à une cinquantaine de kilomètres de la centrale et construite après la catastrophe pour loger des employés du site. “Trente ans après l’accident de Tchernobyl, il est crucial de mener des efforts conjoints, l’Ukraine et la communauté internationale, pour transformer le site en un lieu sûr pour l’environnement”, a souligné M. Chakrabarti à Kiev lundi. Le 26 avril 1986, à 01H23, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explosait au cours d’un test de sûreté. Pendant dix jours, le combustible nucléaire a brûlé, rejetant dans l’atmosphère des éléments radioactifs qui contaminèrent, selon certaines estimations, jusqu’aux trois quarts de l’Europe, mais surtout l’Ukraine, le Bélarus et la Russie, alors républiques soviétiques. Moscou a d’abord tenté de cacher l’accident. Si la première alerte publique a été donnée le 28 avril par la Suède, qui avait détecté une hausse de la radioactivité, le chef de l’Etat soviétique Mikhaïl Gorbatchev n’est intervenu publiquement que le 14 mai. Au total, 116.000 personnes ont dû être évacuées en 1986 d’un périmètre de 30 kilomètres autour de la centrale, toujours zone d’exclusion aujourd’hui. Dans les années suivantes, 230.000 autres ont connu le même sort. Aujourd’hui, cinq millions d’Ukrainiens, Bélarusses et Russes vivent toujours dans des territoires irradiés à divers degrés. En quatre ans, quelque 600.000 Soviétiques connus depuis sous le nom de “liquidateurs” ont été dépêchés sur les lieux de l’accident avec une faible protection, voire aucune, pour éteindre l’incendie, construire une chape de béton afin d’isoler le réacteur accidenté et nettoyer les territoires aux alentours. Aujourd’hui, le bilan humain de la catastrophe fait toujours débat. Le comité scientifique de l’ONU (Unscear) ne reconnaît officiellement qu’une trentaine de morts chez les opérateurs et pompiers tués par des radiations aiguës juste après l’explosion. Un rapport controversé de l’ONU publié en 2005 a évoqué “jusqu’à 4.000″ décès avérés ou à venir dans les trois pays les plus touchés. Un an plus tard, l’ONG Greenpeace a évalué à 100.000 le nombre de décès provoqués par Tchernobyl. Malgré la catastrophe, trois autres réacteurs de Tchernobyl ont continué de produire de l’électricité jusqu’en décembre 2000. Le “sarcophage” de béton bâti à la va-vite en 1986 au-dessus du réacteur accidenté menaçant de s’écrouler et d’exposer à l’air libre 200 tonnes de magma hautement radioactif, la communauté internationale s’est engagée à financer la construction d’une nouvelle chape plus sûre. A cette fin, un fonds géré par la Berd a été créé et, au fil des années, les fonds pour ce projet, d’un coût total de 2,1 milliards d’euros, ont été réunis. Une gigantesque arche étanche en acier, lourde de 25 tonnes et haute de 110 mètres, est déjà assemblée et va être glissée au-dessus de la vielle chape pour devenir opérationnelle fin 2017. Avec une durée de vie de 100 ans au minimum, le nouveau sarcophage réalisé par le consortium Novarka, coentreprise des groupes français Bouygues et Vinci, devrait donner du temps aux scientifiques pour enfouir les restes du réacteur accidenté et décontaminer le site, mais pour l’instant le financement de ces opérations n’est pas clair. Lundi, lors d’une conférence de donateurs internationaux à Kiev, il a été annoncé que 87,5 millions d’euros avaient été accumulés pour la construction d’un nouveau dépôt de stockage du combustible usé des réacteurs numéros 1,2 et 3 de Tchernobyl.

Luxembourg: ne pas se frotter au système

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 2:05

Trois Français, dont un journaliste, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Luxembourg, accusés d’avoir fait fuiter des milliers de pages éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché. Antoine Deltour, le lanceur d’alerte, est accusé d’avoir organisé la fuite de ces documents fiscaux du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), pour lequel il travaillait à Luxembourg. Il encourt jusqu’à 10 ans de prison. Il a confié des documents au journaliste Edouard Perrin, lui aussi poursuivi, qui a révélé le scandale en mai 2012 dans l’émission “Cash Investigation” sur la chaîne de télévision publique française France 2. Edouard Perrin a, lui, été inculpé en avril 2015 pour notamment complicité de vol domestique, violation du secret professionnel et violation de secrets d’affaires. Il lui est entre autres reproché d’avoir manipulé un autre employé de Pwc, Raphaël Halet pour organiser une seconde fuite de documents. M. Halet est le troisième homme inculpé. Comme Antoine Deltour, il est poursuivi pour vol domestique, divulgation de secrets d’affaires, violation de secret professionnel et blanchiment. Leur ancien employeur, le cabinet d’audit PwC, est partie civile pour ce procès, qui doit durer jusqu’au 4 mai. Il sera suivi de près par de nombreuses ONG, alors que le Luxembourg peine à se départir de son image de havre pour les entreprises cherchant à minimiser leur fiscalité, sur fond de forte sensibilisation de l’opinion à ces sujets. Car si les récents “Panama Papers” ont mis au jour des montages complexes de société servant à dissimuler des avoirs, le scandale des “Luxleaks” a, lui, dévoilé au grand jour les pratiques fiscales utilisées par des firmes comme Apple, Ikea et Pepsi pour économiser des milliards de dollars d’impôts. Des milliers de pages confidentielles sur les pratiques d’optimisation fiscale des multinationales installées au Luxembourg ont été divulguées. Elles détaillaient les “rescrits fiscaux” généreusement accordés par l’administration, négociés par la firme PwC pour le compte de ses clients. Les faits datent de l’époque où Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, était Premier ministre du Luxembourg (1995-2013). Une membre de son équipe actuelle à Bruxelles, la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, a été citée comme témoin par la défense. “Nous sommes en train d’étudier la demande”, a indiqué lundi une porte-parole de l’exécutif européen. Antoine Deltour avait eu accès à tous ces documents sur la banque de données de son employeur et les avait copiées avant son départ de l’entreprise en 2010. PwC avait déposé une plainte en juin 2012, déclenchant une enquête qui avait ensuite rebondi en 2014, après la publication des documents cette fois-ci par l’ICIJ, le Consortium international des journalistes d’investigation. “Au départ, j’étais juste une source anonyme, et je me retrouve sur le devant de la scène”, a raconté Antoine Deltour à l’AFP à la veille du procès, lors d’un entretien réalisé à Epinal (est de la France), sa ville natale où il est revenu vivre. Malgré des conséquences qu’il n’avaient pas anticipées, il ne regrette pas son acte et dit avoir simplement agi en “citoyen”. Il aura du soutien mardi matin devant le tribunal de Luxembourg, avec des manifestants d’un collectif d’une vingtaine d’ONG et syndicats français. Trois eurodéputés Verts ont également annoncé leur présence, après que leur groupe a bataillé au Parlement européen contre la directive sur “le secret des affaires”, adoptée il y a une dizaine de jours par le Parlement européen. Ce texte, destiné à lutter contre l’espionnage industriel, a été largement critiqué par de nombreux journalistes et des ONG, estimant qu’il négligeait la protection des lanceurs d’alerte et des médias leur donnant la parole. Cette directive “est moins caricaturale que le premier projet” présenté, a admis l’avocat d’Antoine Deltour, William Bourdon. “Mais tant que le risque de poursuites paraîtra insurmontable, des milliers de lanceurs d’alerte resteront bâillonnés”, a-t-il estimé dans un entretien au journal français Libération. Il “faut accorder une forme d’immunité quand la révélation de l’information implique la transgression de la loi. Sinon, c’est demander aux lanceurs d’alerte d’être des héros”, a-t-il fait valoir.

juin 23, 2016

Même d’en bas, les idées peuvent venir

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 9:48

Mardi dernier, j’ai participé à un nouvel incentive à Lisbonne. De manière générale, je perçois ce type d’événement comme une torture. Non que je ne me sente pas investi par mon travail, loin de là, mais je pense qu’il y a un temps pour tout. Pendant ma journée de travail, je suis une vraie machine de guerre, mais en fin de journée, je suis pressé de retrouver mes enfants. Mais évidemment, ne pas y participer aurait fait mauvais effet (et un tel refus peut se payer très cher, dans mon service), et j’y suis donc allé. Et en définitive, je n’ai pas eu à le regretter, car cela m’a beaucoup plu. Les animations proposées pendant le séjour étaient en effet fort concentrées sur la cohésion d’équipe, et m’ont fait découvrir certains de mes collègues sous un jour très original. Et même, pour certains, de percevoir en eux des qualités difficiles à déceler dans le cadre du travail. D’ailleurs, depuis cette escapade, il ne se passe pas un jour sans que j’échange quelques mots avec eux. Mais l’inverse s’est également produit : ceux que j’avais déjà du mal à supporter me semblent encore plus difficiles à supporter aujourd’hui. Une bonne partie des activités favorisait la créativité ìndividuelle, ce qui m’a, là aussi, bien intéressé. Je trouve que s’il y a bien une aptitude que les employeurs ne stimulent pas assez, c’est la créativité des salariés. En général, les rares tentatives allant en ce sens sont rapidement muselées par la hiérarchie, car trop compliquées à appréhender. Et parfois, ce musèlement va loin, puisqu’il se change de lui-même en auto-censure. Dans mon ancienne boîte, par exemple, j’ai souvent entendu mes collègues proposer des idées particulièrement innovantes durant la pause café ; leurs contributions auraient pu aidé au développement de l’entreprise, mais ils n’ont jamais pris la peine de les présenter à leur responsable, convaincus qu’ils étaient qu’ils allaient se faire envoyer promener. Et voilà comment les idées les plus prometteuses passent parfois à l’as, simplement parce qu’une direction anachronique étouffe le potentiel créatif. J’ai décidément bien apprécié cet incentive, car on y apprenait justement à partager ses idées. D’ailleurs, je vous mets en lien l’agence qui s’en est chargée, il s’agit de l’Agence Incentive à Lisbonne. Si vous cherchez à monter un tel événements avec vos collaborateurs, je lai trouvés à la fois efficaces et innovants.

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juin 8, 2016

Des Néo-nazis contre Daech ?

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 12:48

Le commandant du bataillon ukrainien “Azov” Andreï Biletski, connu pour son néonazisme affiché, s’est dit prêt à rejoindre la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis dans le but d’éradiquer l’Etat islamique (EI). “Nous sommes en mesure de dépêcher en Syrie notre légion internationale afin de donner un coup de pouce à la coalition anti-Daech”, a relevé le leader des néonazis ukrainiens, cité par le journal allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN). Les ultranationalistes ukrainiens, poursuit le journal, entretiennent de bonnes relations avec les Etats-Unis, le Pentagone ayant entraîné des troupes de l’Armée ukrainienne lors de l’escalade de la guerre dans l’est de l’Ukraine. Le bataillon prône également davantage de coopération entre l’Ukraine et la Turquie, étant donné que les relations bilatérales entre Moscou et Ankara se sont détériorées de façon importante suite à l’incident lié à l’avion russe abattu à la frontière syrienne par un bombardier turc. Le bataillon Azov est une unité paramilitaire spéciale formée de volontaires ukrainiens intégrée à la garde nationale ukrainienne. Il est placé sous le commandement du ministère ukrainien de l’Intérieur, et intégré aux “forces de défense” par l’Etat-major du pays. Les représentants de ce bataillon ont pris part le 13 juillet avec les militants du mouvement ultranationaliste Pravy Sektor (Secteur droit) à la fusillade de Moukatchevo. En janvier et février 2014, les membres de Pravy Sektor ont participé à des affrontements contre la police et à l’occupation illégale de bâtiments administratifs. En avril dernier, ils ont pris part à la répression du mouvement de protestation dans l’est de l’Ukraine. En novembre 2014, la Cour suprême de Russie a placé Pravy Sektor sur la liste des organisations terroristes.

La pensée et la religion

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 12:47

Quelque irrésistible ascendant primordial que nous venions de reconnaître, en principe, à la philosophie théologique, en vertu de sa spontanéité caractéristique, chacun des motifs fondamentaux qui expliquent et justifient un tel empire intellectuel le montrent en même temps comme nécessairement provisoire, puisqu’ils consistent toujours à constater, à divers titres, la parfaite harmonie naturelle de cette philosophie avec les besoins propres à l’état primitif de l’humanité, et qui ne sauraient être les mêmes, ni par suite, comporter la même philosophie, quand l’évolution sociale est suffisamment développée. Le lecteur peut aisément reprendre, sous ce point de vue, toutes ces différentes considérations principales, et partout il reconnaîtra que, lorsqu’on en prolonge l’application générale jusqu’à un état social très avancé, elles constatent, non moins spontanément, l’indispensable décadence finale de la philosophie théologique, et l’urgent avénement de la philosophie positive: c’est même en cela que consiste surtout l’extrême délicatesse logique d’une telle argumentation, dont un esprit sophistique pourrait si facilement abuser pour nier dogmatiquement, d’une manière absolue, toute véritable utilité quelconque de la philosophie théologique, à l’éternel détriment de la science historique, dès-lors radicalement impossible. En ayant d’abord égard à la destination intellectuelle, on trouvera constamment, en un sujet quelconque, que l’ascendant spontané de la philosophie théologique, après avoir exclusivement déterminé le premier éveil de notre intelligence, et présidé même à ses progrès successifs tant qu’aucune philosophie plus réelle n’était encore devenue suffisamment possible, a dû nécessairement finir par tendre partout à la compression de l’esprit humain, depuis que son antagonisme radical avec la philosophie positive a pu commencer à se caractériser nettement. De même, dans l’ordre moral, il est au moins aussi évident que la confiance consolante et l’active énergie, si heureusement inspirées, au premier âge de l’humanité, par les illusions d’une telle philosophie, ont graduellement tendu à se changer, en dernier lieu, sous son empire trop prolongé, en une terreur oppressive et une langueur apathique, dont les exemples ne sont que trop communs, à partir du moment où, sa prépondérance s’étant trouvée compromise, elle a dû retenir au lieu de pousser.

janvier 29, 2016

Non, le contenu de marque n’est pas dispendieux

Classé dans : Uncategorized — bientotlanuit @ 4:54

Voilà une idée que je retrouve un peu trop souvent et qui a sérieusement tendance à m’agacer. La semaine dernière encore, j’ai participé à un congrès à Deauville. Et, lors de discussions informelles entre deux réunions, j’ai encore remarqué que certains représentants de marque doutaient encore de l’importance du brand content. L’argument qui revenait à chaque fois portait sur le coût excessif de ce type de communication. Mais c’est qu’il ne l’est pas, justement. Cet argument correspond à une vue de l’esprit, et repose en fait sur une comparaison inégales. Au regard d’une affiche publicitaire, par exemple, le contenu de marque apparaît tout de suite comme un accessoire incroyablement coûteux : faire appel à un réalisateur de renom va exiger de la marque qu’elle débourse déjà plusieurs millions d’euros sans qu’il y ait la moindre garantie de résultat ! Pour cette même somme, elle pourrait se payer une campagne publicitaire internationale, et en tirer un bénéfice appréciable. Mais dans la réalité, la création d’un contenu de qualité ne nécessite pas forcément des moyens importants. Les vidéos de La chanson du dimanche ont par exemple illustré dans quelle mesure la qualité éditoriale n’était pas assujettie au budget. Surtout, il est intéressant de confronter la création de contenu de marque au budget partenariats. Dès qu’on compare les deux, le brand content semble d’emblée plus intéressant. Une grande marque d’hypermarchés sponsor d’une équipe sportive va débourser presque 20 millions à l’année pour participer aux Jeux Olympiques. À cette aune, les investissements dans un court-métrage paraissent déjà beaucoup plus tempérés ! En plus de cela, l’investissement dans un contenu rédactionnel autour de l’histoire de la marque revêt une utilité à prendre en considération, car cela permet en effet la création d’un fonds permanent. A l’inverse de la publicité dont le cycle de vie est très court, la conception de contenu peut être distinguée comme un investissement à long terme. La composition d’une librairie de clips, de contenus et d’articles composés par la marque est un outil pérenne qui croît au fur et à mesure, et peut être réutilisé pour les actions de communication suivantes. Ce congrès à Deauville m’a, à vrai dire, un peu préoccupé. Que des individus s’interrogent encore sur l’intérêt du brand content est de mauvais augure pour les marques dont ils s’occupent ! Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite sur le site de l’organisateur de ce séminaire à Deauville, vous y trouverez tous les détails.

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